No.4, Mai 1999 (Traduit en avril 2000)

Art

Oeuvres de Tami Koume
Exposition au musée de l'art moderne, Kamakura au Japon

Huit oeuvres de Tami Koume (Tamijuro Kume), un artiste peintre japonais qui était un ami de Ezra Pound autour de 1920, ont été exposé au musée de l'art moderne, Kamakura (photo) du 3 avril au 9 mai, 1999. Le concept de l'exposition, intitulée Art de la période de Taisho et de Showa, devait exposer les oeuvres par des artistes peintres japonais de cette periode.

Un des oeuvres de Koume, Quiter l'Angleterre (huile, 1918) a été exposé en 1998 à l'exposition du même musée, Mobo et Moga, 1910-1935 , où les oeuvres d'art des peintres modernistes de Japon ont été rassemblés. On a fortement évalué l'oeuvre de Koume parceque c'était le seul découvert au Japon qui fut influencé par le mouvement Vorticism de 1914 lancé par Wyndham Lewis et Ezra Pound (1).

A cette exposition, sept oeuvres de Koume récemment découverts étaient ajoutés. Les chameaux , les valets et les princesses est un tableau d'huile peint sur paravent d'or, et Le papillon et une femme est également un tableau d'huile peint sur soie. Dans ces oeuvres, il a uni la forme d'art japonais et la méthode d'art occidental. Ils sont de grands taille et pleins de sens moderne.

En outre, était exposé un oeuvre de collage d'un mâle nu dessiné à l'aquarelle et crayon sur de un fond de papier où figure un poém de Gilbert Cannan (romancier et dramatiste anglais, 1884-1955) .

Toshiharu Omuka, professeur associé de l'histoire d'art à l'université de Tsukuba, qui depuis plusieurs années a favorisé la recherche sur Koume et a découvert ses oeuvres, le considère comme précurseur des mouvements japonais d'art d'avant-gardes (2). Par conséquence, la découverte des oeuvres de Koume pourrait remplir vide dans l'histoire d'art du Japon.

Koume est né en 1893 à Tokyo. Après avoir reçu un diplôme de l'université de Gakushuin, il est entré à l'école d'art de Saint Jones Wood, Londres en 1914. A Londres, il a été présenté à Pound par Michiwo Ito, un étudiant de danse du Japon. Ils ont aidé Pound a étudier les carnets d'Ernest Fenollosa sur Noh. Koume est retourné au Japon en 1918. Il a gagné plusieurs prix d'expositions importantes pendant ces années et a tenu une exposition à l'hôtel Impérial à Tokyo. En 1920, il est parti pour New York, où il a exposé ses oeuvres à la galerie de Kingore sur l'avenue cinquième. Une année après, il est allé en Europe et en 1922 a exposé ses oeuvres dans l'appartement de Pound. Il est alors revenu au Japon et s'est encore déplace en l'Europe. Mais en 1923 il est mort dans le tremblement de terre de Kanto. Il attendait un bateau pour l'Europe dans un hôtel à Yokohama.(3, 4)

Depuis long temps, Koume été un artiste oublié au Japon. Mais après la deuxième guerre mondiale, la recherche sur Pound est devenue active et le nom de Tami Koume bien connue dans les milieux littéraires et cité dans les Lettres choisie de Ezra Pound (5) et la sa biographie (6) écrite par Noel Stock et éditée en 1970, a été prêté beaucoup d'attention par connoiseurs de Pound.

C'était dans les années 80 que le peintre a été identifié comme Tamijuro Kume par Shiro Tsunoda, professeur d'anglais et chercheur sur Pound à l'Université d'Obirin. Il a étudier la biographique de Koume en interviewant avec sa famille. Après cela, une étude détaillée du point de vue d'histoire d'art, a été couduite par Omuka. Il a découvert les oeuvres de Koume dans la maison de sa famille.

Parmi les lecteurs de Pound, Le rêve de Tami de Koume, rappelé par Pound dans le Cantos LXXVI (7), est un oeuvre très bien connu. Après l'exposition à l'appartement de Pound en 1922, il avait été possédé par Pound à Paris et puis transféré à la maison d'Olga Rudge à Venise. Rudge était maîtresse de Pound.

Mary de Rachewiltz, la fille de Pound et Rudge, a également publié ses souvenirs, dans Discretions (8), sur Le rêve de Tami, qu'elle avait vu depuis ses années d'enfance.

Pendant les années de guerre quand la maison de Rudge avait été séquestrée comme propriété étrangère par le gouvernement d'Italie, Le rêve de Tami a disparu. Il est écrit que le tableau a été coupé pour la toile par un peintre italien qui a avait loué la maison (9).

Pour imaginer Le rêve de Tami, il semble qu'il n'y a aucune autre voie que de dépendre des descriptions par Pound et de Rachewiltz. Mais Omuka a récemment découvert une photographie qui pourrait servir de clé pour imaginer Le rêve de Tami. A New York, Koume et son ami Kyuji Sato ont maintenu des amitiés avec un sculpteur britannique, Emile Fuchs, qui a fait une tête de plâtre de Koume. Cette tête existe toujours. Sato a été photographié à côté de cette tête de Koume dans son studio à New York. Sur le fond du cette photo, on aperçoit un grand tableau l'huile. Omuka suggère dans son livre sur les tableaux modernistes japonais, que cette photo pourrait aider à imaginer Le rêve de Tami (10).

Dans sa lettre en 1954 à Wyndham Lewis, Pound a écrit que Le rêve de Tami mesurait 10 par 12 pieds et 'dans sa tonalité basse de chamois, jaune et noirâtre.' Il y avait autre tableau de Koume de la même tonalité, mais un plus petit portrait, dans la maison de Rudge. Cependant ceci a aussi disparu pendant le guerre.(11)

On peut fortement espérer que nous pourrions voir encore d'autres oeuvres de Koume ces prochaines années.

Littérature

1) Omuka, Tosiharu: Le mouvement moderne japonais d'art de l'avant-garde 1920-1927, Skydoor, 1995, p.85.(texte dans le japonais)
2) Omuka, Tosiharu: Un plus artiste de Pound: sur les documents nouvellement découverts sur Tamijuro Kume: Rapport annuel d'université de Tsukuba sur l'étude d'art 1994, p.6.(texte de dans le japonais)
3) Tsunoda, Shiro:L'amitié stimulé entre Pound et Tami Kume, dans Les études sur Ezra Pound, une collection de d'articles commémoratives centennales d'Ezra Pound, ed. par Rikutaro Fukuda et Akira Yasukawa, Yamaguchi Shoten, 1986, p.11-15.(texte dans le japonais)
4) Omuka, Tosiharu: Le mouvement moderne japonais d'art de l'avant-garde 1920-1927, p.82-94.
5) Selected Letters of Ezra Pound 1907-1941,(Lettres choisies de Ezra Pound 1907-1941), ed par D.D. Paige, Faber et Faber, 1950, p.93, 179, 189, 282, 292.
6) Stock, Noel: The Life of Ezra Pound (La vie d'Ezra, Pound), Routledge and Kegan Paul, 1970, p.186, 247.
7) The Cantos of Ezra Pound (Le Cantos de Ezra, Pound) , New Directions, 1995, p.482.
8) de Rachewiltz, Mary: Discrétions, A Memoir by Ezra Pound's Daughter (Discrétions, un mémoire par la fille d'Ezra Pound)', Faber et Faber, 1971, p.22.
9) Pound/Lewis: The Letters of Ezra Pound and Wyndham Lewis (Les lettres de Ezra Pound et de Wyndham Lewis) (ed. par Timothy Materer), New Directions, 1985, p.279-280 .
10) Omuka, Tosiharu: Le mouvement moderne japonais d'art de l'avant-garde 1920-1927, p.89.
11) Pound/Lewis: op.cit.., p.279-280.

Remerciement:
Je voudrais remercier chercheurs pour leur aides a ecrir et traduire cet article.


Count

Copyright (c)2000 Hideo Nogami
HOME To Contents of Back Numbers |